Après Amiens SC- AC Ajaccio

 

Décidément, quand il  vient assister à un match à la Licorne (ou ailleurs), le spectateur lambda, supporter de l’ASC,  doit être très fort. Il doit posséder un cœur de sportif de compétition car avec les joueurs de l’Amiens SC, il faut vraiment être armé sur ce plan.

Depuis un an, les Amiénois  multiplient, toutes sortes de prouesses  sur la fin de certains matches. Le public ne le sait évidemment pas car la tournure d’une rencontre tient à beaucoup de facteurs.

Rappelez vous tout de même la saison dernière, Aboubakar Kamara qui marque le but de la victoire dans les arrêts de jeu à Strasbourg. 

Et cette saison, les dernières minutes ont vu des renversements de situation tout à fait incroyables. 

Ainsi, Thomas Monconduit a inscrit deux buts venus d’ailleurs et qui valent de l’or, contre Strasbourg et Brest. Idem contre Lens où tout s’est joué dans le temps additionnel.

Sur  les images télévisées, le capitaine amiénois est le premier surpris de cet exploit,  comme pétrifié. Il n’en revient pas et on peut se demander alors si son coeur ne connait pas un pic exceptionnel. 

Thomas a un cœur comme tout le monde. 

Mais alors  que dire du public et de ces personnes qui, dans les tribunes, voient leur palpitant passer d’un seul coup à 120 pulsations par minute.  Si ce n’est plus.

Vendredi, le cœur du supporter amiénois a été soumis, une fois encore,  à rude épreuve.

Dans un premier temps, ce public a vu une formation timide, incapable de hausser son rythme de jeu. Elle a encaissé un but au début de la deuxième mi-temps et aurait pu en « prendre » un deuxième.

Quelle fut alors l’explication de Christophe Pélissier lorsqu’il s’est présenté devant les médias: 

« Finalement, ce but corse nous a réveillés ».

Incroyable mais vrai. 

Pour l’entraineur amiénois, ce n’est pas grave d’encaisser un but. 

Il connait les valeurs  de ses joueurs. Il sait qu’ils possèdent des ressources insoupçonnables. 

On a vu alors qu’en quelques minutes, les Amiénois savaient faire la différence et renverser ainsi les situations les plus compromises.

Et du coup, le public de la Licorne qui avait  laissé échapper quelques sifflets à la pause,  a vite retrouvé de la voix. 

Cardiaques, s’abstenir : ce fut la fin de la conférence de presse pour ce qui concernait Christophe Pélissier. 

Au fait, nous ne lui avons pas demandé si  son cœur  ne battait pas la chamade dans ces moments là. S’il restait tout le temps impassible devant le banc de son équipe. 

Christophe Pélissier n’a pas un cœur exceptionnel. Il ressemble à celui de ses supporters mais en aucun cas, il ne doit pas trahir ses sentiments.

C’est peut-être dans son vestiaire après le match, qu’il peut alors s’abandonner quelques minutes, avec ses proches. 

Oui, le football et le sport en général sont encore, dans ce monde de brutes,  des refuges qui vous permettent parfois d’avoir un cœur qui défaille parce que nous aurons assisté à des buts incroyables. 

Continuez à nous faire rêver encore trois semaines. 

Quitte à faire que notre cœur s’emballe parfois.

Auteur L.H.