L’accession de l’Amiens SC en Ligue 1, évènement considérable car il met fin à plus de 80 ans  de disette, aura évidemment des conséquences au niveau du foot départemental. Sur un plan médiatique  dans un premier temps car il est évident que les médias, surtout parisiens vont relater avec plus d’importance, les rencontres de l’ASC.

La Licorne sera évidemment comble à  chaque rencontre et on imagine aussi la venue des grandes formations qui vont attirer une foule considérable.  On refusera du monde, c’est évident d’autant qu’il ne faut pas oublier les travaux entrepris dans le stade.   

Quant aux clubs du district de la Somme, ils seront aussi gagnants. Les relations avec l’ASC continueront évidemment à s’intensifier à l’occasion de manifestations tels par exemple les Mercredis de l’ASC. Mais aussi pour le centre de formation, la poursuite des réceptions des présidents et entraineurs des clubs d’Amiens et sa périphérie. 

A l’ASC, un homme connait bien  le foot départemental et pour cause puisqu’il a longtemps joué à la Fraternelle d’Ailly sur Noye : Louis Mulazzi.

Et pour cause, celui qui aujourd’hui vit des moments fabuleux, est le bras droit du président Bernard Joannin. Mais il n’oublie pas d’où il vient et notamment le club de la Fraternelle d’Ailly sur Noye dont il a été un des joueurs vedettes,voici environ un quart de siècle. Louis Mulazzi se souvient de cette époque :

« Jai joué une vingtaine d’années à la Fraternelle dont le  président était Raymond Crampon. Il a été mon premier président. Comme entraineur, le plus connu était Daniel Goudin avec qui, j’ai joué en défense centrale. J’ai évolué à ses côtés durant une dizaine d’années. La Fraternelle est un club très ancien puisqu’il devrait bientôt  célébrer ses 115 ans.

« Ensuite, j’ai intégré l’Amiens SC en tant que partenaire. J’avais des magasins à Rivery et Corbie. Nous avons démarré avec quatre places assises au stade Moulonguet au nom de Champion. Quand nous sommes arrivés à la Licorne, l’ASC  m’a proposé une loge  que j’ai prise et  nous avons continué avec des commerçants de Corbie. C’est pourquoi   cette loge s’est toujours appelée Corbie and Co.

« Je suis d’abord un amateur du foot et si je suis aujourd’hui dans le monde professionnel, je reste dans l’âme, un amateur. Je n’ai jamais été positionné pour effectuer une carrière dans le foot. Je suis à l’ASC en tant qu’actionnaire au service du club.  J’ai vécu évidemment une très belle saison et je pense que je ne suis pas le seul. Cela fait un an et demi que nous vous vivons des moments extraordinaires ».

Depuis plusieurs mois, Louis Mulazzi a pris l’habitude d’aller saluer les supporters après une rencontre. Il aime ce contact direct.

« Je superstitieux.  Un jour,  j’ai fait le tour du stade après une victoire. Ce n’était pas du tout prévu mais j’étais tellement content. J’ai remarqué que le public répondait présent. Je ne fais pas le tour du terrain pour moi-même mais pour l’ASC et partager ce bonheur avec le public. Je continuerai à le faire  car que je me dis, puisque je suis superstitieux, que si je ne le fais pas, il va m’arriver quelque chose. Je fais partie de l’ambiance générale. J’ai envie de profiter du bonheur présent ». Et depuis le but de Bourgaud à Reims, Louis Mulazzi nage dans le bonheur le plus profond.

La question fuse  sur ce que pourrait amener au district de la Somme, une accession de l’ASC en L1 ?

« Notre accession en L1 est tout bénéfice pour le District Somme. Allez  voir le modèle au-dessus, cela vous oblige à vous professionnaliser encore plus. »