Ambiance vraiment festive, lundi soir dans l’émission la Tribune sur France Bleu Picardie. Une ambiance   digne d’une fin de saison scolaire avec des (grands) enfants qui chahutent. 

Lundi soir, il s’agissait des intervenants et consultants de  de  La Tribune, animée par Mathieu Dubrulle quiavait retrouvé sa voix perdue à Reims.

Tel un professeur, Mathieu a bien mené les débats mais parfois, il avait quelques difficultés à faire en sorte que l’émission garde son sérieux et son professionnalisme.

Il ne fallait pas faire n’importe quoi car l’invité n’était autre que Christophe Pélissier, l’homme dont on parle le plus en ce moment à Amiens et même au-delà.

Nous qui  connaissons bien les qualités de Christophe n’avons pas attendu ce dernier week-end pour les mettre en évidence. Mais au plan national, certains le découvrent, parfois l’ignorent ou se l’accaparent. Mais Christophe n’est pas dupe.

L’entraineur de l’ASC  n’a éludé aucune question et évidemment, il lui a été demandé ses impressions lorsqu’Emmanuel Bourgaud a marqué le but de la montée en L1 et les secondes qui ont suivi.

« Franchement, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, je n’ai pas douté. J’avais dit aux joueurs qu’il se passait toujours quelque chose avec eux, en fin de match et que le football pouvait comporter quelque chose d’irrationnel. Quand Manu a marqué, j’ai réalisé un peu plus tard que les autres qui ont couru plus vite et  sont arrivés avant moi pour féliciter et embrasser Manu de l’autre côté du terrain. 

« Il n’y a pas de mot pour décrire ces moments et aujourd’hui, je n’arrive pas encore à réaliser tout à fait. J’en ai encore des frissons. On commence à redescendre sur terre ».

L’entraineur miracle de l’ASC a tenu à rendre hommage au cours de cette émission aux supporters qui ont été extraordinaires. Il a aussi répondu aux questions des auditeurs de France Bleu Picardie. Une question lui a été posée sur son avenir. 

« A l’heure actuelle, je reste » a-t-il répondu simplement en répétant qu’il aimait beaucoup notre région et qu’il adorait la Côté Picarde et la plage du Crotoy. 

« Quand je suis arrivé ici, on m’avait dit que ce serait difficile de s’acclimater mais j’ai trouvé ici une réelle qualité de vie qui me plait ».

Quant à la saison prochaine qui se prépare en ce moment avant qu’il ne parte pour des vacances méritées, Pélissier est clair : 

« Il faut garder le collectif et la dynamique de cette saison ». Cette philosophie de jeu a été déterminante cette saison. Et pourquoi pas la saison prochaine même si des équipes « seront mieux armées que nous ». 

En sachant que des joueurs vont partir et d’autres arriver  ce qui est depuis toujours la logique dans le football. A été enfin évoqué le problème crucial des terrains. 

Christophe  Pélissier l’a encore répété : les joueurs s’entrainent surtout l’hiver dans des conditions difficiles. Il en résulte des blessures. Il faut donc un synthétique le plus tôt possible. 

En fin d’émission, l’ancien directeur des sports à Amiens-Métropole, aujourd’hui membre de l’ASC, Alain Jauny est passé devant le coiffeur.  Alain Jauny  avait  fait un pari audacieux :  « Si l’ASC monte en L1, je me coupe la moustache ». 

Cela s’est fait durant l’émission et il parait que cette moustache, Alain Jauny la portait depuis toujours. 

Lionel Herbet