Le public de la Licorne a découvert vendredi dernier, contre Laval, un joueur dont il n’avait jamais, ou presque, entendu parler auparavant. Sauf évidement les rares spectateurs qui, le samedi soir, vont encourager les joueurs entrainés par Patrice Descamps. 

Arrivé dans les derniers jours de décembre, Seybou qu’on appelle aussi affectueusement Bachibou Koita  avait, auparavant joué à Orléans quatre saisons puis était parti se « perdre » en Israël. 

Un peu déboussolé, il était revenu en France  et l’ASC lui a alors ouvert les bras.  

Une fois encore, il faut louer le coup d’œil de John Williams qui l’a fait venir à l’ASC et lui offrir un contrat professionnel.

Patrice Descamps lui a ensuite fait confiance sur le terrain et le joueur originaire de Nyamey au Niger, a pris le temps de se soigner car il sortait d’une longue blessure, de se remettre au top physique et enfin, débuter en CFA 2, contre Roye-Noyon. 

Par la suite, Seybou  a progressé et il faisait partie des jeunes joueurs qui auraient, tôt ou tard, leur chance. Cette chance est arrivée vendredi dernier et il faut bien le reconnaitre,   les absences de Kamara et Junior Tallo  l’ont beaucoup servi.

Dans un premier temps, Koita qui s’entrainait avec les pros depuis plusieurs jours, apprenait qu’il était retenu dans le groupe et cerise sur le gâteau, lors de la causerie de Christophe Pélissier, il devenait tout simplement titulaire d’entrée.

Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que Koita se manifeste, faisant preuve de culot et  d’insouciance pour reprendre un mot souvent employé par l’entraineur. 

Dans cette équipe, il connaissait surtout Manzala qu’il avait fréquenté au centre de formation. 

« J’avais déjà joué quelques matches en L2 avec Orléans, avouait Koita aux medias. Je connaissais un peu le niveau. 

« Sur le but que je marque, je vois Tanguy qui va percuter et me mettre le ballon par-dessus. Cette séquence, nous l’avions travaillée à l’entrainement. J’y vais et j’entends le gardien de Laval qui crie laisse à son défenseur. Je passe entre les deux et je mets la tête.

« Je suis un mec qui ne se met jamais de pression. Je joue comme je sais le faire et je ne me prends pas pour quelqu’un que je ne suis pas. Mais ce n’est pas le moment de me relâcher car il faudra continuer à travailler et je sais que le travail paie toujours. 

« Maintenant, nous sommes à une marche de la L1. Si nous prenons  trois points, nous y serons. » 

Auteur L.H.