L’entraineur amiénois est passé en salle de presse et à quelques mètres, se trouvait Thierry Goudet, son collègue de Laval. Les deux hommes se connaissent bien et Goudet nous rappelait par exemple que voici quelques années, alors qu’il entrainait Le Havre, il avait failli faire venir Pélissier, pour être son adjoint.

«  Mais Christophe valait mieux qu’adjoint », a souligné Goudet.

Quant au succès conterLaval, Pélissier restait serein et mesuré dans ses propos :

« Nous ne sommes pas surpris. Nous savions que face à Laval, c’était la première mi-temps. La seconde aura lieu à Reims. Tout aurait été fini ce soir, si nous n’avions pas été en mesure de l’emporter. C’est la raison pour laquelle, j’ai calmé un peu les ardeurs. Il y avait un match à préparer, un match à gagner. Maintenant que nous l’avons fait, nous allons nous atteler à préparer le match de Reims. Espérons que nous en terminerons à moins qu’il y ait une prolongation avec les matches de barrages. »

A un confrère de l’Equipe qui s’étonne que la fête soit inachevée, Pélissier rétorque :

« Dans la tête des joueurs, ils savaient que rien n’était fini ce soir. Il aurait fallu tout un concours  de circonstances pour que cela se produise. Je pense que le public est très content tout comme les joueurs du reste. Il nous faut aller chercher la victoire à Reims. Il faudra aussi tenir compte du goal average. Je le répète, la seule chose que nous pouvons maitriser, c’est gagner les deux matches. Nous en avons gagné un. Maintenant, la deuxième mi-temps est à venir.

« Cela a été un match difficile contre Laval. Quand on a la chance de mener 2-0 au bout d’un quart d’heure, on doit être capable de tuer le match. Laval a  essayé de nous mettre en difficulté car nous n’avions plus d’équilibre sur le terrain. J’ai trouvé que nous avons été moins compacts après le repos.

Maintenant, nous ne pouvons plus reculer.

« C’est un vrai privilège que de jouer ce genre de match surtout quand on est promu. C’est une chance inouïe d’aller à Reims avec cet objectif.

« C’est nous qui allons chercher le fameux sésame. »

Auteur L.H.