A moins de deux jours de la réception de Laval, Christophe Pélissier reste très serein. 

 

 Lui le natif du Sud Ouest et qui s’est illustré à Luzenac, s’est bien adapté à la vie picarde. Il a creusé son sillon au sein de l’Amiens SC avec simplicité, rigueur et surtout  un véritable sens du collectif. Pourtant, à son arrivée voici deux ans et demi, Christophe Pélissier avait débuté par deux défaites dont une en championnat contre Dunkerque. Mais il n’a jamais été inquiet.

 

 

« Je n’étais évidemment pas inquiet. Tout juste cela me permettait de prendre la température du club et celle du groupe. Ensuite, on a pu imposer notre méthode et nos  idées. »

 

 

Aujourd’hui, l’entraineur de l’ASC essaie, en toutes circonstances, de rester le même et surtout de ne pas être gagné par le côté émotionnel.

 

 

« J’essaie de trouver un équilibre entre l’émotion et le côté rationnel.

C’est sur que nous vivons des moments incroyables  que ce soit au sein du club que  dans la ville. 

Mais après, nous sommes dans le côté rationnel. Il  y a des matches à préparer, des matches à gagner. Même si l’effervescence  donne des ailes au groupe, ce n’est pas cela qui va nous faire gagner des matches. 

Il faut que nous soyons concentrés sur le travail à faire, sur la préparation du match et de bien rester dans cette logique.

Le haut niveau demande cela. Si on subit trop les émotions, on ne peut pas être performant dans un sens ou l’autre. 

Les émotions sont évidemment très agréables à vivre ; elles doivent nous permettre d’avoir des ailes mais attention de ne pas se faire submerger. Il faut être bien dans l’analyse de ce qu’on fait, de ce qu’on a fait  surtout dans le cadre de la préparation du match contre Laval.

C’est difficile de ne pas penser comment nous allons organiser la semaine qui vient celle de notre match contre Laval. »

 

 

Plus que jamais, selon vous, le collectif est primordial ?

 

 

Cette philosophie du collectif, je l’ai toujours eue. 

C’est inscrit dans mes gênes. A chaque fois que cela fonctionne bien dans un groupe,  cela donne de bons résultats.

C’est ma façon de penser. Ce sont mes valeurs. Il ne faut jamais oublier que le football est un sport collectif mais au-delà, il est évident que les individualités font la différence.

Chez nous, il s’avère qu’à chaque match, une individualité  différente  fait la différence. Je l’ai encore constaté à Sochaux où en deuxième mi-temps, nous avons affiché une grande force collective.

 

 

Franchement, Christophe quand vous dites que la meilleure chose qui puisse vous arriver, c’est que l’équipe adverse marque, vous  n’exagérez pas un ?

 

 

C’est une manière ironique de juger un fait de jeu. C’est pour cela que je dis qu’il ne faut pas être dans l’émotion mais dans l’analyse.

 

 

Auteur L.H.