Lorsqu’il vient en salle de presse, la veille d’un match, Charly Charrier répond non seulement à toutes les questions mais on sent qu’il aime ce moment où on parle football. 

 

Ce football qu’il aime, lui le technicien de la maison et qui, partout où il est passé, a laissé un bon souvenir. 

Du côté de Luçon où il a évolué, l’objectif à court terme était totalement aux antipodes de celui de l’ASC. 

« Oui, nous savions que nous étions condamnés à accéder à la L2, faute de quoi le club allait tout droit vers le dépôt de bilan ». 

 

C’est ce qui est finalement arrivé et explique qu’en fin de saison dernière, ce club  qui paraissait solide, s’est en définitive écroulé. 

 

 

A l’ASC, quand il est arrivé, l’ambition  était quand même plus raisonnable. On ne parlait plus d’objectif à court terme mais à moyen terme.  

 

D’abord, il fallait assurer dans un premier temps, le maintien et ensuite sauter sur tout ce qui bouge.  

Alors, le public de la Licorne a commencé à découvrir ce garçon qui, lorsqu’il  il reste 90 minutes sur le terrain, est celui qui parcourt le plus de kilomètres (dixit le GPS). Outre ses qualités de footballeur, Charly Charrier viscéralement attaché à sa région vendéenne  mais qui aime la Picardie, est extrêmement lucide. 

Le Vendéen  est ce qu’on appelle un maitre à jouer, une sorte de métronome, un terme parfois galvaudé mais  Charly est aussi très lucide et reconnait  qu’il n’est pas efficace dans les duels aériens. 

« Ce détail ne vous pas a échappé », glisse-t-il, un petit air malicieux.

Il revient une dernière fois sur le match contre Ajaccio et aborde celui de Sochaux.

Là aussi les commentaires sont clairs, carrés. 

 

 

«C’est vrai  que le fait d’avoir été mené au score a été une bonne chose. C’est notre sentiment général.  Ce but ajaccien nous a piqués et réveillés car le match manquait de tempo et de vitesse. C’était un match fermé, clôturé. Ce  but a été un bien pour un mal. Nous avons eu la chance de marquer deux  buts coup sur coup. Mais nous  devrons améliorer le contenu. Il y a des matches dans lesquels nous  manquons  de certaines choses sur le plan offensif  mais  les matches sont toujours différents de même du reste que les adversaires.  

« Notre mérite a été d’égaliser et de gagner ensuite le match. N’oublions pas  que précédemment, nous avions perdu contre Orléans et Clermont dans les mêmes conditions ». 

 

 

Enfin, Charly Charrier  part du principe  que le public de la Licorne doit être poussé par l’équipe. Les spectateurs prennent  l’ampleur du match et se galvanisent dans les tribunes.  Cela va dans les deux sens». 

Justement, le dernier match aura lieu à la Licorne contre Laval.

 

Mais en attendant,  il faut aller à Sochaux et Charly Charrier est prêt.

 

« Si si nous faisons un bon résultat à Sochaux, alors là le public sera chaud.  Quant à Sochaux, c’est une équipe joueuse et qui m’avait fait impression à l’aller. A mon avis   elle n’est pas à sa place. Mais nous aurons des occasions et il faudra alors avoir l’efficacité. 

 

« Enfin, je pense qu’il ne faut plus courir après le score mais il est vrai aussi qu’à chaque fois où nous menons,  nous gagnons. Et  je reste persuadé que nous avons notre destin en main. Si nous gagnons nos trois derniers matches,  c’est certain, nous serons sur le podium.»

Puisse-t-il, Charly,  être entendu ?

 

 

Auteur L.H.