La superbe saison des Amiénois n’était évidemment pas attendue par de nombreux observateurs et on se souvient de cette désagréable définition d’un hebdomadaire parisien, avant le départ de la compétition. 

 Pourtant, les faits sont irréfutables. 

L’équipe amiénoise a toujours été dans le peloton de tête et ce n’était pas facile dans la mesure où nous avons un championnat très disputé en haut mais aussi en bas.

La réussite de l’ASC tient en un mot, outre la qualité de l’effectif : le collectif. 

Depuis toujours, Christophe Pélissier qui est un parfait observateur du football, a compris qu'aujourd’hui, s’il y avait évidemment une place pour les grands joueurs ; rien ne valait le collectif. 

Lors de chaque conférence de presse, avant ou après un match,  l’entraineur Amiénois ne parle quasiment jamais d’un joueur en particulier, fut-il le plus brillant. Christophe  Pélissier a toujours une solution. Ses choix avant sont judicieux mais aussi après l’heure de match, lors des changements de joueurs . Ils ont toujours été décisifs. 

Cette réussite s’explique par plusieurs paramètres. Rarement, il nous a été donné l’occasion de rencontrer un tel groupe composé pourtant d’individualités différentes. Beaucoup de choses peuvent par exemple séparer certains mais dans le vestiaire, sur le terrain d’entrainement et durant le match, seul compte l’ASC. 

Les intérêts ont beau être parfois, individuels, à l’arrivée, c’est toujours le groupe qui compte.

Dimanche dernier, nous avons vu un reportage sur Stade 2 et concernant le club de rugby de la Rochelle. 

Cette  équipe  est la grande révélation de la saison et pourrait pourquoi pas, devenir championne de France. 

L’entraineur Collazo ne connait pas Pélissier mais à bien des égards, les deux hommes ont la même passion pour leur sport et leur métier qui est plutôt une passion. 

Autre point commun entre ces deux techniciens : ils arrivent toujours les premiers au stade le matin et ils ont mis une pratique qui permet de faire en sorte que le groupe soit plus fort : le petit déjeuner. 

Moment plus important qu’il n’y parait. D’autres petits détails expliquent encore la réussite sportive et humaine de ces deux équipes. Que ce soit à la Rochelle ou à l’ASC, on ne se prend pas au sérieux et surtout pas pour ce  qu’on n’est pas.

Auteur L.H.