Il est arrivé discrètement dans les bureaux de l’ASC voici moins de deux mois. Aujourd’hui, le visage souriant, portant une barbe élégamment coupée, Benoît Vallé a fait l’unanimité. 

Le jeune trentenaire qui nous vient de Oisemont et puis un peu plus loin dans le temps  de Rethel, dans les Ardennes, le pays du boudin blanc, a fait son chemin. 

Les joueurs viennent le saluer chaque matin et évidemment ses collègues des bureaux. A l’ASC, Benoît Vallé a été recruté pour remplir une fonction bien précise : faire en sorte que le club obtienne, en tant que professionnel, la fameuse licence club. Un label qui est synonyme d’une certaine rentrée d’ordre financier et une reconnaissance supplémentaire dans le monde du foot professionnel. Ce que souhaite depuis longtemps le président Bernard Joannin qui répète, à l’envi, que l’ASC doit s’installer dans les 40 meilleurs clubs français et ce, de façon pérenne.

Benoît Vallé a été embauché à l’ASC en tant que chef de projet développement . 

Mais revenons au parcours de ce jeune Benoît Vallé qui démontre parfaitement  qu’on peut venir d’un petit village du département et réussir dans la vie.  

« Pour commencer, j’ai toujours été un fervent du sport. J’ai commencé le foot dans les Ardennes  dès l’âge de neuf ans et j’ai continué en pratiquant le canoë-kayak, le  judo et même le VTT. En 2002, alors que j’ai 12 ans, j’arrive à Oisemont et je joue aux Templiers d’Oisemont Templiers, un des deux clubs de la ville. Il est vrai qu’à mon arrivée à Oisemont, j’avais fréquenté le centre aéré et connu des jeunes qui jouaient aux Templiers. D’où mon choix.

J’ai toujours voulu ensuite travailler dans le sport. Parallèlement au football, j’ai pratiqué l’athlétisme  au SC Abbeville  et mon ambition était alors d’exercer un métier en rapport avec ma passion. J’ai fait alors une école de commerce  en souhaitant me spécialiser dans le domaine du marketing sportif. 

« Après quatre ans d’études, je me suis spécialisé dans un Master. Avant d’arriver à Amiens où j’ai fait la connaissance de Yann Kombouaré, j’ai fréquenté  des stages en agence. A cette époque, j’avais la volonté très déterminée d’intégrer un jour  un club et de voir une autre façon de travailler. La proximité de l’ASC, sa volonté de vouloir se développer,  de se structurer m’a paru naturel et j’ai donc présenté ma  candidature. »

Benoît Vallé  a donc un défi important à relever d’ici à la fin de la saison. 

Quatre compartiments sont au programme tels que définis par la LFP. Chaque critère représente un certain nombre de points et l’objectif est d’obtenir un certain quota pour se voir attribuer cette fameuse licence club par la  Ligue de Football Professionnel.

Il s’agit d’un cahier des charge très rigoureux comprenant pas moins de 105 critères. Il y a quatre grandes parties : infrastructures liées aux joueurs et spectateurs ; infrastructures liées à la presse ; le centre de formation et enfin les  compétences au niveau salarié. 

Logiquement, le défi sera relevé.

Auteur L.H.